La vie religieuse vue par les jeunes français – Sondage OpinionWay 2015

Un Français sur 10 a déjà pensé s’engager dans la vie religieuse.
Un chiffre qui monte à 14% chez les 25-34 ans et à 15% chez les 18-24 ans. Et cela ne s'arrête pas là…

Le sondage réalisé par OpinionWay, pour la Conférence des religieux et religieuses de France (Corref) et dévoilé en exclusivité par LA CROIX le vendredi 4 décembre 2015, révèle un regain inattendu de la vie spirituelle chez les 18-24 ans. L’enquête met néanmoins en lumière certains freins et une méconnaissance des réalités de la vie religieuse par les Français. On constate également un décalage entre la perception que les Français ont de la vie religieuse et celle des religieux eux-mêmes sur leur engagement.

Détail de l'analyse ci-dessous des deux enquêtes « La vie religieuse en France et les jeunes » (étude auprès des français) et « L’engagement dans la vie religieuse » (étude auprès des consacrés de moins de 40 ans) réalisée par la soeur Nathalie Becquart, xavière, directrice du SNEJV (Service national pour l'évangélisation des jeunes et pour les vocations).

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1. Un regain spirituel et religieux chez les jeunes
1 jeune français sur 2 croit en l’existence de Dieu ! Et 15% ont déjà pensé s’engager un jour dans la vie religieuse !

Dans une société plurielle, complexe et profondément sécularisée, les croyants sont devenus minoritaires même si la majorité des français se reconnait catholique. 60% des français ne reconnaissent pas l’existence de Dieu. Mais si 38% des français l’existence de Dieu est probable, ce chiffre atteint 51% des 18-24 ans et 40% des 25-34 ans. De même, 37% des français, contre 46% des 18-24 ans pensent que dimension spirituelle ou religieuse est importante pour réussir sa vie personnelle (un chiffre proche de celui de 50% pour plus de 65 ans). En fait, c’est la tranche des 50-65 ans qui est la plus sécularisée, car le décrochage fort du religieux a surtout eu lieu après 68.
Cette enquête assez approfondie sur le rapport des français à la religion et à l’engagement religieux confirme un certain nombre de tendances déjà perçues sur le terrain et analysées dans d’autres enquêtes*. Si 30% des français évoquent rôle positif de la religion catholique notamment parce qu’elle transmet des valeurs (20%), 31% des français partagent des évocations négatives sur la religion catholique. Nous sommes dans un paysage religieux et spirituels pluriel, et contrasté avec de fortes différences générationnelles. Car cette enquête nous montre en premier lieu qu’il existe des écarts importants entre l’ensemble des français et la plus jeune génération. Les écarts de pourcentages sur bon nombre d’items entre les 18-24 ans, voir les 25-34 ans et les autres générations, nous font percevoir quelque chose d’un nouveau rapport au religieux en train d’émerger. Dans cette société postmoderne marquée par la laïcité, la religion et la foi n’ont pas disparu et connaissent même un regain d’intérêt et de pratique. Car 60% des français se disent catholiques, 32% sans religion dont 28% chez 18-24 ans. Et 19% des français, 25% des 18-24 ans se disent croyants et pratiquants, 42% français et 35% 18-24 ans non croyants. Et 11% des 18-24 ans pratiquent régulièrement (au moins une fois par mois) contre 8% français, 5% 18-24 ans pratiquent au moins une fois par semaine.

Sans doute sommes-nous entrés aujourd’hui dans l’ère de la post-sécularisation et les plus jeunes sont les premiers acteurs et porteurs d’une nouvelle soif spirituelle et d’une nouvelle vision du religieux. Une soif spirituelle forte se déploie, les plus jeunes ne sont pas vierges d’une expérience religieuse. Au contraire, ils ont déjà effectué plus de démarches et activités religieuses que leurs ainés de la génération des 25-39 ans et l’on retrouve parfois chez eux les mêmes pourcentages que chez les plus âgés au-delà de 65 ans. Ainsi cette enquête montre que les jeunes sont davantage croyants et pratiquants que leurs ainés, même si ils sont moins nombreux à avoir des parents catholiques ou à avoir été baptisés, catéchisés et à avoir reçus les sacrements de communion et confirmation. 71% des 18-24 ans sont de parents cathos, contre seulement 63% des 25-34 à mettre en regard des 78% du total des français qui déclarent être de parents cathos. 81% des français ont été baptisés et 66% ont reçu les sacrements de communion et confirmation contre 69% et 52% des 18-24 ans. 59% français ont prié contre 50% des 18-24 ans. En revanche les 18-24 ans sont bien plus nombreux (47%) que les 25-64 ans à avoir été scolarisé dans l’enseignement catholique (29% des français), été à des rencontres religieuses (32% contre 14% des français), fait des retraites spirituelles (21%) ou fait partie d’un mouvement confessionnel de jeunes (16%), et surtout à avoir consulté sur internet des sites religieux (31% contre 17% des français). Et dans un contexte de baisse des vocations et vieillissement des communautés religieuses, 46% des français et 43% des 18-24 ans ont déjà rencontré moine ou religieuse, et 54% chez les catholiques. On observe donc de nouvelles formes de rapports au religieux et surtout de pratiques, moins institutionnelles et sacramentelles. Plus personnelles aussi sans doute. Peut-être est-ce aussi le fruit d’un certain renouveau de la pastorale des jeunes en France que nous observons depuis quelques années qui, dans une démarche assez créative et missionnaire cherche à offrir des espaces et moments d’expérience.

Cette enquête nous fait percevoir que les plus jeunes ont une vision et appréhension de la religion sans doute assez différente du religieux de leurs ainés. On comprend donc pourquoi ils ont aussi un autre regard et rapport sur la vie religieuse, la vocation. La bonne surprise de ce sondage qui montre que les moins de 35 ans se posent davantage la question d’une vocation à la vie religieuse est probablement à mettre en lien avec ces nouvelles formes de religiosité et spiritualité. 10% des français ont pensé un jour s’engager dans la vie religieuse dont 15% des 18-24 ans et 14% des 25-34 ans. Ces nouvelles formes de trajectoire religieuse développées dans un contexte de soif spirituelle où les croyants sont minoritaires, passent davantage par une expérience personnelle qui produit une plus grande ouverture à la question de l’engagement et de la vocation.

2. Une perception positive mais décalée de la vie religieuse, et qui s’accentue chez les jeunes
Les français ont une perception assez positive de la vie religieuse. Seulement 28% la voient comme un non-sens.

Pour eux la vie religieuse est 1/ un choix de vie à 91% 2/ 19% l’envie de répandre la foi autour de soi mais 38% des 18-24 ans. 77% des français considèrent que les personne qui s’engagent dans la vie religieuse sont heureuses et 61% utiles à la société, 85% soutien pour Eglises locales, des gens comme vous 45%, en dehors de la vie de la société 50% mais 40% chez 18-24 ans. 65% des français (77% des catholiques/47% des non catholiques) ont une bonne image des religieux, et ce chiffre monte à 74% pour les 18-24 ans. Seuls 31% des français disent ne pas comprendre ce choix de vie**, et 23% ont une opinion négative de la vie en communauté. Le consacré leur apparait comme guidé par amour de Dieu 87%, disponible aux autres 81%, soutien pour l’Eglise locale 85%. L’opinion française perçoit aussi, mais dans une moindre mesure, la vie religieuse comme une réponse à l’appel de Dieu Et les plus jeunes la perçoivent encore plus comme un choix de vie radical et un engagement courageux et très profond (88%), du côté d’un dévouement très fort (84%). Il est à noter que 50% des 18-24 ans contre 26% des français voient comme raison d’entrer dans la vie religieuse une envie d’un engagement total. Par ailleurs, 86% des 18-24 ans et 71% des 25-34 ans considèrent que dans le cadre de la vie religieuse, vivre en communauté est un choix épanouissant, contre seulement 65% des français. 65% des français et 77% des 18-24 ans considèrent que le fait que certains religieux portent un habit est une bonne chose mais les réponses sont plus contrastées que pour autres tranches d’âges.

Par ailleurs, on observe sur plusieurs points un assez fort décalage entre l’image de la vie religieuse dans le grand public -et cela s’accentue chez les jeunes – et ce que les jeunes consacrés de moins de 40 ans interrogés dans l’autre enquête sur les mêmes questions en disent. Ainsi ce qui est le plus frappant est que parallèlement à leur perception assez positive et forte de l’engagement radical des religieux, les plus jeunes voient la vie religieuse comme encore plus déconnectée des réalités que la moyenne des français. En effet 77% chez 18-24 ans la voient comme une manière de fuir le monde actuel : à 77% chez 18-24 ans contre 63% chez les français et seulement 7% des jeunes consacrés. En résumé, les jeunes religieux(ses) qui se perçoivent comme modernes (à 66%) et extrêmement proches des réalités (à 94%) s’affrontent à une image générale de la vie religieuse dans le grand public comme hors du monde et déconnectée de la réalités (pas moderne pour 69%).

L’autre point fort de décalage entre la perception qu’ont les religieux d’eux-mêmes et l’image qu’en a le grand public est celui de la liberté. Car seulement la moitié des français pensent que la personne qui s’engage dans la vie religieuse est libre quand presque tous les consacrés vivent leur engagement comme un choix libre. Cette enquête met donc en lumière un enjeu important d’expliciter, voire de démystifier ce qu’est la vie religieuse pour aider à une meilleure compréhension de cette vocation qui pour beaucoup reste mystérieuse et éloignée de leurs réalités. Ces chiffres indiquent le besoin de rendre visible et surtout plus lisible ce qu’est réellement la vie religieuse selon deux axes importants le rapport à la liberté et le rapport au monde. Et donc de communiquer et expliciter davantage combien 1/ la vie religieuse est un vrai chemin de liberté qui rend les consacrés toujours plus libres et combien 2/ cette vie n’est pas hors du monde, mais est au contraire, un engagement radical pour le monde qui met au coeur des réalités de la société et non pas sur une autre planète.

Enfin sur d’autres aspects constitutifs de la vie religieuse il est intéressant de constater les points de convergences et de décalages de perception quant à ce choix de vie que représente la vie religieuse4, et notamment les écarts qui peuvent exister entre les plus jeunes et les autres générations sur la vision de la pauvreté, de l’obéissance et de l’engagement à vie qui disent peut-être quelque chose des évolutions en cours. Ainsi, pour 40% des français la pauvreté est un choix incompréhensible, mais seulement pour 17% des 18-24 ans. La vie religieuse est considérée comme un choix épanouissant par 41% des 18-24 ans et 30% des français. Et l’on voit un écart encore plus fort pour le voeu d’obéissance incompréhensible pour seulement 12% des 18-24 ans contre 36% des français. 1 Voeu d’obéissance perçu comme difficile à 54% par les français contre 80% des profès quand la chasteté est perçue comme difficile à 87% par les français et 72% par les profès. Enfin, Les freins évoqués pour empêcher d’envisager ce choix de vie sont : 1/ l’envie de fonder une famille à 58%, 2/ le fait qu’il faille s’engager à vie à 25% contre 33% chez 18-24 ans,3/ l’envie de laisser libre cours à sa vie 18% français contre 30% 18-24 ans, 4/ Le sentiment qu’on ne peut pas être heureux dans ce choix de vie pour 10% français et 23% 18-24 ans.

En conclusion, nous pouvons donc souligner que, d’après cette enquête, le mode d’engagement et le style de vie qu’impliquent la vie religieuse semble rester un choix ouvert et pertinent dans la société française d’aujourd’hui, en particulier chez les plus jeunes. Cela invite les religieux(ses) à relever le défi de la communication et de la pastorale des vocations pour : d’une part, rejoindre et partager davantage au grand public la réalité concrète de cette vie et, d’autre part, rejoindre et accompagner une jeune génération en grande soif spirituelle et recherche d’engagement. Et à déployer aussi une attention particulière et des propositions multiples et adaptées pour ceux – encore nombreux – qui pensent à cette vocation et sont en attente de moyens concrets et d’opportunité pour la découvrir, l’expérimenter et discerner si ce chemin peut les rendre heureux, libres et utiles aux autres.

3. Les nouvelles vocations à la vie consacrée : un choix de vie riche, fort et profond qui passe par la vie spirituelle, la relation, l’expérimentation et l’accompagnement.

L’engagement dans la vie religieuse par ceux qui ont franchi le pas est d’abord exprimé comme la réponse à un appel (96%), qui implique un engagement profond (89%) et passe par un choix de vie (84%). Les jeunes consacrés de interrogés par cette enquête qui perçoivent leur vie comme enrichissante (82%), permettant de porter le message de Dieu (80%) et répondant à leurs attentes (78%) expliquent leur choix d’abord par un désir de suivre le Christ dans la vie religieuse (98%), un désir de prière et de développement spirituel (82%) et un désir de donner un sens à sa vie (72%). Et s’ils se perçoivent très largement comme engagés dans la société (94%), ils choisissent un institut religieux en premier lieu par rapport à la spiritualité de l’institut (83%) et la vie de prière de l’institut (80%) avant la vie en communauté et la mission de l’institut (76% à égalité). Dans le même sens, les éléments qui ont le plus influencés les jeunes consacrés à choisir leur congrégation sont en premier lieu la vie de prière et le style de prière de l’institut (86%), le style de vie des membres (76%) et la vie en communauté de l’institut (83%) bien avant le type de ministères ou de missions de ses membres (64%) ou l’intuition du fondateur (63%). La taille de l’institut, ses implantations géographiques ou l’âge de ses membres n’ayant que peu d’influence. Ainsi on peut dire qu’aujourd’hui, la porte d’entrée des jeunes générations dans la vie religieuse est d’abord l’aventure mystique, l’expérience de la relation personnelle à Dieu et la soif spirituelle. Ils mettent d’ailleurs la prière avec les autres membres comme l’aspect le plus important de la vie en communauté (94%). Et on peut noter l’importance qu’ils accordent à l’Eucharistie (98%), la liturgie des heures (89%), la méditation ou l’oraison en communauté (79%) et l’adoration (78%) parmi les différents types de prière.

Mais l’entrée dans la vie religieuse reste un acte très fort, une aventure radicale qui du coup fait peur, sans doute d’autant plus dans un contexte marqué par des mutations rapides et une inquiétude sur l’avenir qui valorise une culture du provisoire et met à mal les engagements durables : comment dès lors peut-on tenir dans la durée et la fidélité ? Car ce qui est cité comme le premier frein qui peut empêcher d’envisager ce choix de vie est la peur de ne pas pouvoir tenir ses engagements à 51%, à égalité avec l’envie de fonder une famille (51%) et l’absence ou manque de foi (50%). Pour lever ces freins et cheminer vers cette vocation, les trois principaux leviers cités comme ayant aidé à discerner son appel à la vie religieuse sont l’accompagnement spirituel (83%), les séjours dans l’institut (77%) et une retraite de discernement (61%). On retrouve ici des points esquissés dans l’analyse précédente sur l’enjeu de l’accompagnement et de l’immersion pour ces jeunes générations – qui ont une nouvelle manière de construire leur identité et un autre rapport au religieux et au spirituel – qui ont besoin d’espaces, temps et lieux d’expérimentation concrets et de relecture et de parole pour avancer et s’orienter dans la vie. D’ailleurs quand on leur demande comment ils ont découvert leur institut, les jeunes consacrés français citent en premier lieu la recommandation de leur accompagnateur ou accompagnatrice spirituels (25%), ou d’un ami, d’une connaissance (20%), ainsi que l’occasion d’un évènement organisé par l’institut (20%) ou par le biais d’un stage dans unecommunauté de l’institut (14%). La capacité à tisser des relations avec les jeunes et/ou les « prescripteurs » que peuvent être les accompagnateurs, prêtres… et à développer des propositions et évènements pour accueillir des jeunes dans leurs communautés apparaissent comme les deux points-clés pour la pastorale des vocations des instituts religieux. L’effort en matière de promotion des vocations fait par leur communauté est le point que les jeunes consacrés de cette enquête évaluent le plus sévèrement dans leur institut (20% seulement le considèrent comme excellent) avec l’ouverture culturelle (sport, cinéma, spectacle). Or il est à noter que les premiers centres d’intérêt des jeunes sont justement la musique, le cinéma, le sport, les loisirs et sans doute un vecteur important pour développer une pastorale des jeunes et des vocations, et permettre peut-être davantage de passerelles entre le monde des jeunes et le monde de la vie religieuse.

Sur la question de l’habit, on perçoit aussi fortement à travers cette enquête de nouvelles approches chez les plus jeunes religieux. Car le fait de porter un habit est une bonne chose pour 96% des jeunes consacrés et 99% des moins de 30 ans. Cela permet, disent-ils, de savoir à qui nous avons à faire (86%), c’est une aide (85%), et c’est rassurant (79%). Point de vue partagé aussi par ceux dont l’institut ne porte pas d’habit, car seulement 72% français sont dans un institut qui porte un habit. Ainsi, si l’institut ne propose pas d’habit 43% disent qu’ils seraient enclins à en porter si ils en avaient la possibilité.

S’ils sont prêts à vivre dans une communauté avec des membres d’âge différents (à 88%), et de cultures différentes (68%), ils préfèrent largement vivre dans une grande communauté de plus de huit personnes (71%) et seulement avec des membres de leur institut (74%). Et font l’expérience que la vie en communauté est difficile Pour eux, c’est l’obéissance qui est le voeu le plus difficile (80%) puis la chasteté difficile à 72% et vivre en communauté à 65%.

Concernant le profil des jeunes consacrés français plusieurs points sont intéressants à relever : 53% travaillaient avant de rejoindre institut, 69% avaient un engagement dans l’Eglise, 67% ont participé aux JMJ, 50% ont fait du scoutisme, 45% avaient un engagement liturgique en paroisse, et 43% un engagement musical, 39% avaient participé à des rassemblements de jeunes comme Taizé, le Frat…, 37% ont participé à des activités avec communautés nouvelles, renouveau charismatique, 39% à un mouvement ou des activités pour enfants, 34% à un groupe, mouvement, activités pour des jeunes adultes.

Si cette enquête montre que les jeunes consacrés perçoivent le choix de la vie religieuse comme un chemin de bonheur (99% estiment que les personnes qui s’engagement dans la vie religieuse sont tout à fait (65%) ou plutôt (34%) heureuses), ils le perçoivent à 99% comme un choix peu ou pas compris par leur famille, leurs amis et s’éprouvent très fortement comme pas suffisamment nombreux (à 99%). Les jeunes consacrés, minoritaires dans un paysage de la vie religieuse vieillissant et en diminution, et une société où l’engagement dans l’Eglise, expriment un besoin fort de soutien et d’encouragement, notamment de la part de leur accompagnateur spirituel (88%), des membres de leur institut (86%), de leurs supérieurs (84%), leurs amis dans l’institut(73%) des collaborateurs et personnes qu’ils servent dans la mission (66%), des autres religieux(ses) (64%), de leurs formateurs (53%), de leurs amis en dehors de l’institut (55%) et des prêtres diocésains (44%). Ils indiquent par là sans doute l’enjeu pour les jeunes consacrés de bénéficier d’un bon accompagnement et d’un réseau de relations diverses et riches.


Sr Nathalie Becquart, xavière, directrice du SNEJV


* En effet, Selon la note d’analyse du CSA de mars 2013 « le catholicisme en France » http://csafr.com/multimedia/data/etudes/etudes/etu20130329-note-d-analyse-csa-decrypte-mars-2013.pdf le pourcentage de français qui se déclarent catholiques baisse proportionnellement avec l’âge (78% des plus de 65 ans, 31% des 18-24 ans), cette baisse se ralentit fortement chez les moins de 35 ans, ce qui montre que quelque chose du rapport à la religion s’exprime sans doute autrement dans ces nouvelles générations.

** La vision négative des religieux par 18% de l’échantillon est associée à une opinon négative de l’Eglise à 11%, puis des faits comme la pédophilie, les scandales 9%, Seulement 2% vient d’une expérience négative (école, internat…)

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